Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 16:08

A lire en écoutant : Bells ring, Mazzy Star (http://www.youtube.com/watch?v=ghNhDyxOZQk)

 

pour-site-RODEZcCommunaute-d-agglomeration-et-Office-d.JPGLa cloche a sonné. Après des mois de vacances à déambuler sur des routes lointaines, il a bien fallu qu'un jour le moment de retourner dans "la vraie vie" arrive... Complètement ruiné, j'ai repris le chemin de la vie active par la base. C'est-à-dire par le biais d'un travail consistant à vider des poubelles sur le parking de Carrefour, sans oublier de jongler avec les chariots pour que chaque client n'ait pas 20 mètres à faire pour aller en chercher un. C'était (un peu) fatiguant, (pas mal) salissant, mais tout ça a eu le mérite de me sortir (très tôt, vraiment très tôt) du lit pendant quelques jours. Jusqu'à ce que mon téléphone sonne et qu'on me propose un poste de journaliste à Rodez, une ville où j'avais mis les pieds une fois 10 ans auparavant (ce sera le sujet d'un prochain article d'ailleurs !). Me voilà donc en Aveyron depuis une dizaine de jours. Un département qui n'est pas sans me rappeler l'Australie. Attention, pas de crested pigeon ici (malheureusement), ni de wombat et encore moins de mines d'opales. En revanche, comme en Australie, la nature est omniprésente et des tas de choses sympas à voir risquent bien d'occuper mes prochains week-end. Mais le plus gros point commun, je dirai que c'est le côté perdu. Alors évidemment, Rodez est à moins de 2 heures de villes comme Toulouse et Montpellier (comme ça vous voyez un peu plus où c'est, car je suis persuadé que certains n'en ont pas la moindre idée ou presque !), mais malgré cela il règne un calme impressionnant ici. Bon, c'est pas que je suis spécialement fan de voitures brûlées ou de vol à main armé, mais l'Aveyron est sur la troisième marche du poduim des départements les moins dangereux en terme de délinquance. Et le coin semble un peu réfractaire aux nouvelles technologies. Pour preuve, j'ai décidé tout à l'heure de venir alimenter un peu le blog, alors j'ai pris le chemin de la médiathèque, naïvement persuadé qu'il s'agirait d'un lieu où je trouverai le wi-fi afin de m'installer tranquillement avec mon ordinateur. "Ah non, par contre on a des ordinateurs du XIIIe siecle, mais comme vous n'êtes pas membre vous ne pourrez les utiliser que 4 minutes. Sinon il y a le café là-bas." Rassuré, je me dirige donc vers le bar, où le propriétaire m'explique que son réseau ne marche pas actuellement, et que pour trouver une connexion je devrais me rendre à la galerie marchande de Géant Casino. Bon, je monte donc dans la voiture, et me voilà 5 km plus loin confortablement installé dans un espace wi-fi plutôt agréable. Le problème, c'est que ça ne fonctionne pas non plus... Une seule solution se présentait alors à moi, une solution que j'avais en tête depuis le début mais que j'avais peur de devoir employer... Celle qui nous a sauvés quelques fois en Australie et en Nouvelle-Zélande : le wi-fi du McDo. Oui mais voilà, je vous rappelle que je suis en Aveyron. Le pays de José Bové et de la confédération paysanne. C'est d'ailleurs dans le département que le célèbre moustachu s'est fait connaître, en démontant le McDo de Millau, à quelques km de là... Mais bon, j'arrive à la fin de mon article et je n'ai toujours pas été pris à partie par une bande d'altermondialistes déchaînés (pour qui j'éprouve une certaine sympathie, je me suis donc contenté d'un sundae). Voilà, je suis ici pour tout l'été (je veux dire à Rodez, pas dans le McDo hein !), et malgré mes quelques moqueries, je dois dire qu'on se sent plutôt bien en Aveyron !

 

La citation du jour : "Elle travaille tous les jours
Elle a un super boulot
Sur l'parking de Carrefour
Elle ramasse les chariots
Le week-end c'est l'enfer
Quand tous ces parigots
Viennent remplir l'coffre arrière
D'leur 504 Peugeot
De quinze tonnes de lessive
De monceaux de bidoche
En cas d'guerre en cas d'crise
Ou d'victoire de la gauche
Ce spectacle l'écoeure
Alors elle pense à ces gars
Qui sont dev'nus voleurs
Elle comprend mieux pourquoi."

L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai Lire la suite: http://www.greatsong.net/PAROLES-JOE-DASSIN,LAMERIQUE,102779926.html

Renaud, Banlieue rouge

Par Seb
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 15:27

A lire en écoutant : Knock yourself out, Jon Brion (http://www.youtube.com/watch?v=z500MGW-WNw)

 

P1000293.JPGJe n'aime pas particulièrement les oiseaux. Je veux dire en France. A moins sûrement d'être un spécialiste passionné, ils constituent rarement une occasion de nous émerveiller. Moineaux, tourterelles et autres pigeons sont d'ailleurs plus souvent sujets aux insultes de la part de la population... Mais au bout de quelques jours en Australie, j'ai compris que j'allais souvent lever ma petite tête, et mes yeux d'enfants retrouvés. Du vert, du blanc, du rouge, du orange, du bleu, du jaune... C'est juste complétement fou ! Les loriquets, les perruches, les cacatoès ou encore les galahs, le genre de truc que tu ne vois qu'au zoo -à 20 mètres, dans une volière, au milieu des branches, et quand ils veulent bien se montrer- étaient désormais tout autour de moi, même en plein Sydney ! Mais la couleur n'est pas le seul atout des animaux à plume australiens. Il est par exemple difficile d'être plus moche qu'un émeu, genre d'autruche qui a colonisé presque tout le territoire, mais impossible de ne pas se laisser aller à un fou rire quand on les voit courir sur leurs deux maigres membres locomoteurs (oui je viens de découvrir cette expression et elle me plaît bien !), la croupe bondissante. Impossible de ne pas évoquer également le kookaburra, une des stars de la faune australienne. P1000812Son apparence devrait lui permettre de passer inaperçu, mais il a trouvé un moyen imparable de se faire remarquer des nouveaux arrivants. En effet, son chant s'apparente de façon étonnante à... une crise de fou rire humaine ! Je peux vous garantir que la première fois que vous l'entendez, vous vous demandez sérieusement qui est en train de se moquer aussi ostensiblement de vous ! Et quand ni son apparence ni son cri n'ont permis à un oiseau du coin de se démarquer, c'est avec son nom qu'il le fait. Figurez-vous qu'on peut trouver en Australie des "willy wagtail" ! Avouez que c'est quand même plus cool que de s'appeler un moineau ! Mais la plus grande prouesse du pays de Mel Gibson fut de me faire aimer un oiseau qui au départ semblait n'avoir aucune chance de devenir mon coup de coeur absolu de tous les animaux du pays, devant les kangourous, les wombats, les émeus et tout le reste. Car les pigeons, à égalité avec mon banquier incompétent, sont les choses que je détestent le plus sur la planète. Inutile, comme les banquiers, envahissant, comme les banquiers, et foutant la merde partout, comme les banquiers, j'ai réguilèrement envie d'envoyer valser mon pied dans leur derrière (et aussi celui du banquier, vous l'aurez compris). Le pigeon australien dont je vous parle regroupe également ces caractéristiques. Si vous suivez régulièrement mon blog, vous aurez finalement compris que beaucoup de choses en Australie sont à peu près semblables à ce qu'on trouve chez nous, mais toujours avec un petit truc en plus. Un truc qui fait la différence. Le pigeon dont je vous parle, c'est le crested pigeon. Un pigeon tout ce qu'il y a de plus normal donc, mais avec une crête, parfaitement en place, genre le pigeon sort de chez Jean-Louis David, sur le sommet de la tête. Je suis littéralement tombé amoureux de ces bestioles, et chaque jour qui passe elles me manquent un peu plus ! Surtout quand je vois nos tristes pigeons français...P1030084.JPG

La citation du jour : "Fais comme l'oiseau,
ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau,
d'un peu de chasse et de pêche, un oiseau,
mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut."

L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai Lire la suite: http://www.greatsong.net/PAROLES-JOE-DASSIN,LAMERIQUE,102779926.html

Michel Fugain, Fais comme l'oiseau

Par Seb
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 18:58

A lire en écoutant : Old man emu, John Williamson (http://www.youtube.com/watch?v=AZLx4Os8TBs)

P1000730.JPGCombien sont-ils ? J'ai écris 30 milliards pour la référence, mais c'est sûrement bien plus. En fait, l'Australie est tout simplement le plus grand zoo à ciel ouvert de la planète. Impossible de faire deux pas sans tomber sur une créature inconnue de notre côté de la planète, ni de lever les yeux sans voir des oiseaux aussi colorés que les chapeaux d'Elizabeth II. J'ai donc pensé primordial d'écrire cet article, afin de tenter d'effacer de vos esprits l'image réductrice que certains d'entre vous (comme moi avant mon départ, ne voyez-là aucune suffisance de ma part) doivent avoir de l'Australie. Celle qui résume le coin à quelques kangourous entourrés de koalas. D'ailleurs, le kangourou lui-même constitue un élément de curiosité en arrivant là-bas. Parce qu'ils en existent en réalité des dizaines de sortes différentes : le wallaby, le red kangaroo, le grey kangaroo... Pour ma part, celui que j'ai le plus cotoyé a été le dead kangaroo. Repérable au bord des routes dans différents états de décomposition, suivant le nombre de jours écoulés depuis qu'un road train l'a fauché, il doit souvent son décès à une fâcheuse tendance à traverser la chaussée sans prévenir à la tombée de la nuit. Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls à mourir de la sorte. La preuve, le seul dromadaire que j'ai pu observé en Australie, dans les plaines du Nullarbor, formait une grosse masse inerte sur le bord de la route. Un dromadaire, oui, vous avez bien lu ! L'Australie est d'ailleurs le seul pays au monde où ce genre d'animal se balade en liberté. Mais que font-ils là-bas me direz-vous ? C'est très simple. Ils ont été importés ici pour aider à la construction de routes traversant le désert, puis ils ont pulullé. Comme des lapins. Les lapins, d'ailleurs, n'habitaP1020874.JPGient, eux non plus, pas l'Australie à l'origine. Mais il y a quelques siècles, un aristo anglais qui s'emmerdaient dans ce pays immense à décider d'en ramener une trentaine pour quelques parties de chasse... Aujourd'hui, ils sont 600 millions. Une barrière de près de 2000 km a même eu pour objectif de limiter l'invasion il y a de ça quelques décennies. Mais passons sur ces "pièces rapportés" et concentrons nous plutôt sur les espèces endémiques. Le wombat constitue sans aucun doute l'une des plus sympathiques. Cette espèce de grosse marmotte, qui ne sort que la nuit ou presque, est difficile à voir et à approcher, mais son côté peluche en a fait retomber plus d'un en enfance (je connais même quelqu'un qui avait inventé une chanson -horrible- en son honneur). Moins mignon, le possum est également un animal incontournable du pays. Le genre de bête nocturne qui vient rôder pas loin de ta tente en reniflant partout pour trouver quelque chose à manger, mais qui déguerpit dans les arbres au moindre bruit. Puis il y a aussi le dingo, une sorte de chien sauvage, les lézards géants, les serpents de toutes les tailles ou encore les shingleback lizards. Je les aime bien ceux-là, parce qu'il est presque impossible de déterminer où est la queue et où est la tête ! Bref, vous l'aurez, je l'espère, compris, l'Australie regorge de tout un tas d'espèces déjantés. Il y en a tellement que le pays cacherait encore tout un tas de bestioles jamais répertoriées ! Une année, des scientifiques ont même découvert, avant qu'elle ne disparaisse à nouveau dans l'immensité du continent, une sorte de grenouille qui accouchait par... la bouche ! Et pour finir de vous convaincre, je suis obligé de vous parler du platypus, plus connu chez nous sous le ravissant nom d'ornithorynque. Cer machin-là, car il n'y a pas d'autres mots, a des caractéristiques tellement bizarres qu'on n'a jamais pu déterminer s'il s'agissait d'un mammifère ou d'un ovipare. Alors on a créé une famille spécialement pour lui et ses amis les échidnés, un genre de poc-épic australien, les monotrèmes... Fou, non ?

P1000798.JPG

PS : Si ce cher Bill Bryson m'a beaucoup aidé lui aussi, mon principal allié dans la découverte de la faune australienne fut sans conteste Flore. Capable de reconnaître la moindre espèce à 300 mètres et de nuit, elle nous a permis de nombreuses fois de nous coucher moins bête ! Alors si vous passez dans la région de Nancy le 21 mai, vous devriez faire un tour à la conférence qu'elle animera ce soir-là sur les animaux d'Australie !


La citation du jour : "Le kangourou me fixait d'un regard totalement inexpressif. Les kangourous, comme les moutons, ont une gamme très restreinte d'expressions."

L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai Lire la suite: http://www.greatsong.net/PAROLES-JOE-DASSIN,LAMERIQUE,102779926.html

Kenneth Cook, La vengeance du wombat et autres histoires du bush

Par Seb
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 11:25

A lire en écoutant : Ca vaut mieux que d'attraper la scarlatine, Ray Ventura (http://www.youtube.com/watch?v=WuNYLT_n7OI)

 

L'heure difficile du retour est arrivée . Mais l'avantage, c'est que je n'ai pas le temps de m'ennuyer. Il faut que je réaprenne à survivre dans les méandres de l'administration française. Prenez par exemple la Caf. Figurez-vous qu'aujourd'hui, en 2012, il va falloir près de 3 semaines à la Caf de la Gironde pour transférer mon dossier à celle du Rhône. Je ne peux qu'en conclure que ces derniers jours, un homme est parti de Bordeaux, avec une fronde et quelques litres d'eau, dans l'objectif de traverser le pays à pied avec mon dossier sous le bras. Il rencontrera certainement en route son collègue de la CPAM, chargé de la même mission. Peut-être l'un des deux aura l'idée géniale d'investir dans un poney, et mes dossiers arriveront avant le mois de juin... J'ai longtemps pensé que notre administration était un peu naze, mais je dois dire que je lui ai trouvé un belle concurrente de l'autre côté de l'Atlantique. Je suis en train d'en faire l'amère expérience avec ma demande de visa de résident permanent au Canada, essentielle pour mener à bien mes futurs projets de voyage. DSC_0941.JPGJ'ai beau être extrêmement motivé pour aller au bout de cette démarche, j'ai parfois envie de tout envoyer paître tant j'avance à pas de fourmis naines. Ce dossier, où il faut réunir tout un tas de documents farfelus comme votre certificat d'entrée en CE2, l'année de naissance de votre chat ou encore la liste des CD préférés de votre dernier patron, est déjà plus que fastidieux à compléter. Petit aparté, c'est d'ailleurs durant cette phase de réunification des documents, à côté de laquelle la quête de Frodon le Hobbit dans le Seigneur des Anneaux (j'ai écris cette article en Nouvelle-Zélande, d'où la référence douteuse) passerait pour une journée à la plage, que je me suis frotté à la joie de vivre des agents du service public français. Je revois encore la tête du fonctionnaire de la mairie de Bordeaux à qui j'ai demandé de certifier conforme un pile de documents, il est vrai assez conséquente. Alors que ce type-là à une partie de ma vie entre ses mains, il décide de bougonner, de refuser d'appliquer certains tampons, et soupire à chaque nouvelle estampe. Pendant que je rêve à toutes les portes que ce nouveau visa va m'ouvrir, lui pense juste à expédier la tâche au plus vite, trop occupé qu'il est à se demander s'il arrivera assez tôt à la cantine pour avoir des frites et s'asseoir à côté de la stagiaire. J'ai tout de même réussi à lui soutirer le maximum de tampons, et j'ai enfin pu poster ma demande de visa, il y a près d'un an. Ouverte seulement il y a quelques mois, on m'a alors signalé qu'il manquait un document. Je l'ai renvoyé au plus vite, pensant m'approcher du Graal. Que nenni. La bonne nouvelle attendue depuis si longtemps n'est pas arrivée. A la place, un courrier m'expliquant que finalement le document que je venais de renvoyer n'était pas utile. En revanche, on m'expliquait que ma demande était désormais trop ancienne et que je devais remplir un nouveau formulaire, et également passé un test de... français ! De quoi décourager n'importe quel stakhanoviste des démarches administratives. Mais même si tout cela prend une année supplémentaire, je ne lâcherais pas. Quitte à boire une bière à LA à 33 ans plutôt qu'à 32...

         

La citation du jour : "L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai."

L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai Lire la suite: http://www.greatsong.net/PAROLES-JOE-DASSIN,LAMERIQUE,102779926.html

Joe Dassin, L'Amérique

Par Seb
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 21:08

A lire en écoutant : From St Kilda to Kings Cross, Paul Kelly (http://www.youtube.com/watch?v=qDROmHCBk5Q)

 

P1030256.JPGOn se dit toujours qu'on reviendra. Qu'on ne peut pas laisser pour toujours derrière soi un pays dans lequel on a vécu tant de choses. Mais la réalité, c'est que rien n'est moins sûr, et que je ne remettrai peut-être jamais les pieds en Oz. Ce qui est certain en revanche, c'est que l'Australie m'a bluffé. Du début à la fin. De Melbourne à Broken Hill. De Sydney à Jervis Bay. D'Adelaïde à Coober Pedy. De Perth à Exmouth. De Tom Price à Broome... Parce qu'à l'origine, je ne m'attendais pas à tout ce que j'allais découvrir là-bas, et à tant aimer l'Australie. Si je suis parti il y a 6 mois, c'était d'abord parce que j'avais envie et besoin de voir du pays, pour visiter des amis également et enfin car le visa était facile à obtenir. Mais je connaissais si peu l'Australie en débarquant à Melbourne en novembre dernier que je n'imaginais pas un seul instant qu'elle puisse me chambouler à ce point. La dernière étape, à Broome, en est un bel exemple. Je croyais mon périple terminé, puis la mythique plage de Cable Beach nous a sorti ses plus belles teintes pour un coucher de soleil éblouissant. On a même vu des empreintes de dinosaures dans le coin... Quand je repense à tout cela aujourd'hui, alors que je survole la Russie en écrivant ses lignes après un passage de quelques jours à Shanghai, j'ai presque la larme (de joie) à l'oeil. Et je me dis que si, en fait, je sais. Je sais que je reviendrai un jour ou l'autre puisque je n'ai vu que la moitié du pays. Et surtout parce que ses habitants à la gentillesse incomparable, sa vie sauvage omniprésente, ses kilomètres de vide ou encore la Croix du Sud vont bigrement me manquer. Cette fameuse constellation de la Croix du Sud qu'on ne peut s'empêcher d'identifier chaque soir, et qui figure sur le drapeau australien. Parfois, au milieu de la nuit, je sortais de ma tente à moitié dans les vapes pour aller réhydrater un buisson. Je me dépéchais ensuite de regagner mon confortable duvet, mais chaque fois je me faisais avoir. Je levais les yeux une seconde avant de rentrer dans la tente, puis finalement je restais plusieurs minutes la tête en l'air, à profité de la voie lactée et du ciel incoryablement étoilé de l'hémisphère sud. C'est un peu ça l'Australie. On pense juste venir jeter un coup d'oeil à ce pays (trop) lointain, puis on ne peut plus détourner les yeux des merveilles de ce territoire si différent des autres. Alors Uluru, le Kimberley, la grande barrière de corail et tout le reste des choses que je n'ai pas eu le temps d'approcher, je vous dis "à bientôt" !

PS : Ce voyage se termine mais d'autres suivront (rappelez-vous : http://drinkinginlaat32.over-blog.com/article-in-the-mood-for-blog-87997404.html), donc le blog poursuit sa petite vie. D'autant plus que j'ai encore beaucoup de choses à partager à propos de l'Australie ! Et une dernière chose pour aujourd'hui : si vous avez suivi cette première aventure, n'hésitez pas à laisser vos impressions dans les commentaires, que je connaissent un peu plus précisément l'identité de mes lecteurs !

         

La citation du jour : "J'aimerais te redonner ce conseil encore une fois : je pense que tu devrais changer radicalement ton style de vie et te mettre à faire courageusement des choses que tu n'aurais jamais pensé faire, ou que tu as trop hésité à essayer. Il y a tant de gens qui ne sont pas heureux et qui, pourtant, ne prennent pas l'initiative de changer leur situation parce qu'ils sont conditionnés à vivre dans la sécurité, le conformisme et le conservatisme, toutes choses qui semblent apporter la paix de l'esprit, mais rien n'est plus nuisible à l'esprit aventureux d'une homme qu'un avenir assuré. Le noyau central de l'esprit vivant d'un homme, c'est sa passion pour l'aventure. Le joie de vivre vient de nos expériences nouvelles et donc il n'y a pas de plus grande joie qu'un horizon éternellement changeant, qu'un soleil chaque jour nouveau et différent."

Christopher McCandless

Par Seb
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